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  Le tract distribué ce vendredi matin, à la fois aux salariés d’Auchan et aux clients, est clair : « Banalisation du travail dominical des grandes surfaces = dégradation des liens sociaux = destruction d’emplois de centre-ville ». La CFDT a ciblé « deux ou trois sites emblématiques, comme Englos », pour toucher la clientèle de l’enseigne, et la sensibiliser à cette question de société.


S’adresser « au citoyen et au travailleur » plus qu'au consomateur


Dans la galerie marchande d’Englos, une vingtaine de syndicalistes ont approché les pousseurs de chariots de 9 h à 12 h, et ont reçu des accueils variés. « Il y a surtout beaucoup de gens pressés. Ils sont plus pressés qu’avant encore », remarque Guy L, délégué syndical central CFDT Auchan France.

Lui comme ses collègues ne voulaient pas parler avant tout à l’acheteur, mais plutôt « au citoyen, au travailleur ». Car la même personne aura parfois un point de vue différent en tant que futur client dominical, ou en tant que potentiel travailleur du dimanche…


Guy L insiste donc par exemple sur l’emploi : « Un groupe comme Auchan est capable d’ouvrir facilement le dimanche, en s’organisant, sans créer d’emploi, car c’est une grosse structure. Alors que le petit commerçant avec deux ou trois employés, lui ne pourra pas suivre et subira. » Auprès des clients, les arguments tournant autour du « temps de vie préservé », des « liens sociaux à cultiver » lors d’une journée, le dimanche, traditionnellement chômée, ont aussi été privilégiés par les syndicalistes mobilisés ce vendredi

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