Auchan Orange V

Suite à l'action mennée 

 par la  CFDT

 

Un père et un fils, à la tête d'un hypermarché Auchan franchisé , dans l'Oise, ont été condamnés

  pour harcèlement moral à trois mois de prison avec sursis et 8.000 euros d'amende, pour le père, et 3.000 euros d'amende, pour le fils.

 

Deux dirigeants du supermarché Auchan de Lacroix-Saint-Ouen, dans l'Oise, ont été condamnés mardi pour harcèlement moral envers deux salariées devant le tribunal correctionnel de Compiègne.

Les deux patrons de ce supermarché franchisé sous l'enseigne Auchan, père et fils, ont été condamnés respectivement à trois mois de prison avec sursis et 8.000 euros d'amende, pour le père, et 3.000 euros d'amende, pour le fils, selon l'avocat de ce dernier, Me Vincent Caron.   Le père a été condamné pour harcèlement moral, entrave à l'installation du comité d'entreprise et outrage à deux inspecteurs du travail qu'il avait notamment comparés à "la Gestapo" en 2011. Le fils a été condamné pour harcèlement moral. Un troisième prévenu, chef de secteur au supermarché, a lui été relaxé

.   Tentatives de suicide de deux salariées, selon l'avocate   Sur les bancs des parties civiles se trouvaient deux anciennes salariées du supermarché, qui ont toutes deux "tenté de mettre fin à leurs jours" en raison de leurs conditions de travail et démissionné, selon Me Barbara Vrillac, l'avocate de l'une d'entre elles.

  "Ca a été très loin. C'est vraiment un système qui consistait à casser la personnalité du salarié : beaucoup d'insultes, des petites phrases qui tuent (...) Les caissières qui ne faisaient pas suffisamment de mise en rayon étaient privées de chaise", a affirmé l'avocate.  

Le harcèlement aurait commencé après une adhésion à un syndicat  Selon Me Vrillac, le harcèlement moral a commencé parce que sa cliente s'était syndiquée à la CFDT Services de Picardie, "un ver introduit dans le fruit" pour ce patron ( retrograde ) . "Si elle n'avait pas introduit le syndicat, peut-être y (travaillerait)-elle encore", a expliqué l'avocate. Un an après sa démission, l'ex-salariée "s'est effondrée à l'audience en présence surtout du père", a-t-elle souligné.    Le jugement devra être affiché dans les locaux du personnel du supermarché pendant deux mois, "une certaine assurance auprès des personnels que les pouvoirs publics sont quand même là pour les défendre", selon Me Michel Doussin, qui assistait l'inspection du travail au procès. Les deux dirigeants pourraient faire appel, a indiqué Me Caron.